Quelques mots sur Carolosculpture

La bouse fait art

Chacun a un peu oublié l’importance que prenait la bouse dans nos campagnes, même si, dans de nombreuses régions du monde, la bouse reste essentielle dans la vie quotidienne d’aujourd’hui. Il en est ainsi pour les Warlis.
De la vache, les warli ne mangent ni la viande, ni ne boivent le lait. Les vaches sont indispensables pour le travail dans les champs, mais aussi pour la bouse. Pour les Warli, la bouse a de nombreux usages. Étalée sur les sols, elle est antiseptique ; séchée, elle est le combustible pour la cuisson des repas ; mêlée d’argile, elle sert de matériau de construction ; fraîche, elle est le support des peintures murales et des toiles. A travers les œuvres d’art produites par les peintres warli, la bouse magnifie le rapport de l’homme à la vache.

CAROLO, Sculpteur sur Bouse

Mais, en France, quelques (rares) personnes ont aussi des vaches pour muses. Carolo en fait partie. Depuis 2004, elle utilise la bouse de vache pour réaliser ses sculptures.
Elle l’utilise en modelage, puis les sculptures sont séchées et déshydratées dans un four, ce qui les rend inertes et pérennes. La sculpture a toujours été un désir depuis son enfance.
La découverte du monde animal et la vie à la montagne, au contact d’une nature sauvage et franche, ont façonné sa démarche.

5 vaches

Un pays de montagne c’est un pays de vaches, et c’est d’abord par amour des vaches que Carolo a voulu représenter ces animaux dans un matériau issu de leur ventre et de la rumination.
«Elles me sont apparues comme des déesses, elles donnaient naissance au paysage. Tout ce qui émanait d’elles était forcément sacré. J’ai commencé à utiliser leur bouse pour leur rendre hommage, les poursuivre. Leur donner la parole ?»

Carolo copie small

C’est en travaillant la bouse que Carolo comprend que c’est un matériau à part entière, très proche de la pâte à papier, et déjà utilisé pour la construction et l’habitat ailleurs dans le monde. En adoptant deux vaches,
Carolo pousse un peu plus loin sa démarche. Sa pratique ne se suffit pas d’être une technique ou une quête esthétique. C’est une histoire, qui tente de raconter le lien entre l’animal et nous, à la manière du Petit Prince et du Renard.

2 vaches

«L’herbe et les végétaux transitent par l’animal et reviennent à la terre. Mais je bouscule ce cycle de vie pour en créer un autre, en formant des êtres de bouse. Ainsi détournée de sa fonction première, enrichir la terre, le matériau tente d’enrichir notre regard, notre compréhension de cet Autre, l’Animal
Carolo proposera de découvrir quelques une de ses œuvres à la galerie de la tour pendant tout le mois de mai. Elle viendra nous voir les 22 et 23 mai à l’atelier « Le monde est beau ». Pendant que les peintres prépareront devant le public la bouse nécessaire à leurs nouvelles peintures, Carolo montrera son savoir faire de sculpteur sur bouse.
www.carolosculture.com
carolosculpture@orange.fr
http://facebook.com/carolo.sculpture?ref=bookmarks
Photos : Marc Grenet

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